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mllelobster

Je lis, tu lis, elle lit...

J'ai été tagguée par PetitBodun à propos de moi et la lecture...moi et ma façon de lire dira-t'on. En blogueuse docile, je m'exécute.

Je crois que je peux dire que je lis frénétiquement. Quand je découvre un auteur qui me plaît, ou même un sujet, j'aime bien en faire le tour en lisant ses romans, une ou deux bio/auto biographies, et surtout la correspondance. J'adore les correspondances, j'ai adoré celle de Stefan Zweig dernièrement. J'ai découvert Colette de cette façon, puis Virginia Woolf et ont suivi une longue période de d'auteurs au féminin... Maintenant je suis un peu moins sexiste quand même!

Je ne lis jamais oh grand jamais dans quelque engin que ce soit qui roule. Ou même qui vole d'ailleurs. En trente secondes j'ai mal au cœur, ça tourne enfin ma demi journée est ratée pour sûr! Dommage d'ailleurs j'aime beaucoup l'idée de dévorer un roman lors d'un Nancy-Bordeaux ou autre destination sympathique, mais moi du à cette incompatibilité physique lecture-rouler, je suis plutôt de celles qui regardent le paysage en soupirant cycliquement. Bon je n'ose plus les "c'est quand qu'on arrive" mais ça n'est pas loin...

Je lis aussi anti-spontanément. Je suis un peu du peuple qui pense qu'à 50 ans si on a pas... on a raté sa vie. Moi je ne parle pas de montre, mais de livres n'est-ce pas. Donc j'ai une petite liste avec les bouquins que je me dis qu'il faut que j'aie lus pour être digne d'être un humain civilisé... Bon c'est tout à fait personnel mais dessus on a par exemple ce qui constitue La recherche du temps perdu, le fameux Voyage au bout de la nuit, les Ecrits de Lacan...etc... enfin des choses qu'on commence quand on a un peu un mois devant soi, ce qui n'est malheureusement pas assez souvent le cas (étudiant=fainéant, je confirme!). Mais ma liste se grise au fur et à mesure du temps!

J'ai aussi une liste plus divertissante, un peu moins scolaire dira-t'on, où je note quelques envies de lecture et que j'emporte quand je vais à la médiathèque. En ce moment on peut donc y trouver Tristes tropiques, les bienveillantes (toujours pas lu!! et là aussi il me faudra sûrement un mois pour...), la correspondance de Kafka... 

J'emprunte aussi souvent n'importe quel livre des éditions de l'Olivier, je n'ai pratiquement jamais été déçue du voyage...

Je lis presque toujours sur mon vieux canapé, du cola 0 à portée de main (non je n'ai toujours pas vaincu cette addiction...hum!), avec la radio en fond sonore si Mr Pimpin me permet (la radio est un sujet de discorde entre nous, je le déprime à aimer France Musique...). Je ne lis pas trop au lit, c'est trop soporifique, et jamais dans mon bain, c'est bien trop dangereux!

Bon Flanelle aussi aime lire, mais lui son truc c'est plutôt les magazines on va dire...! Si vous voulez emprunter ce tag, ce sera avec plaisir que je lirai vos façon de lire...!

 

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So irresisitble!

Un jour normal, un passage à la laverie, et comme souvent pendant le cycle de 43 minutes (et pas une de plus) je passe à la médiathèque chercher mon bonheur, ou au moins un truc utile à lire. Souvent je commence par chercher quelque chose de bien précis un thème ou un titre en particulier sur la banque de données, ces derniers temps ce fut par exemple "la voix", "the ladies n°1 detective agency", "violette leduc", "mathieu amalric", et une fois que j'ai mes trouvailles sous le bras je traîne entre les rayons à la rencontre d'une surprise qui m'attire l'oeil...

Cette fois-ci je ne pouvais pas le louper, ce gros bonbon!

Je ne l'ai même pas feuilleté sur place, je me suis dit qu'il serait parfait pour les soirées en veste de laine, chaussons et tisane (non non je ne suis pas la muse du glamour je l'avoue volontiers!)...C'est un livre de citations classées par thème.

Au cours de mes lectures j'ai pu glané quelques perles, je me dois de les partager ici. Celles dont l'auteur n'est pas spécifié sont anonymes. 

Quand j'étais barman, lorsqu'on me demandait une boisson traditionnelle écossaise, je servais 18 pintes de bières (n'oubliez pas que je suis à moitié écossaise!!)

Il n'y a qu'une seule chose que les femmes ne pourront jamais nous enlever, c'est le fait que nous mourrons plus tôt

Quand un homme ouvre la portière de sa voiture pour laisser sortir sa femme, soit c'est une nouvelle voiture, soit c'est une nouvelle femme (Prince Philip duc d'Édimbourg) 

La souris est un animal qui, tué en quantités suffisantes et dans des conditions soigneusement contrôlées, produit une thèse de doctorat

Les avares ne sont pas agréables à vivre, mais comme ancêtres ce sont des gens très bien (G Stephenson)

Un intellectuel, c'est quelqu'un qui a trouvé quelque chose de plus intéressant que le sexe (Aldous Huxley) 

A Hollywood, soit on a chez un psychiatre, soit on est un psychiatre, soit on est un psychiatre qui va chez un psychiatre (Truman Capote)

La longueur d'un film devrait être calculée en fonction du volume d'une vessie (Alfred Hitchcock)

Mes parents étaient tellement pauvres qu'ils se sont mariés pour le riz (Bod Hope)

Mon beau-frère est tellement stupide que je me demande si on n'a pas jeté le mauvais morceau lorsqu'il a été circoncis

Les bigames sont à plaindre. Ils ont deux belles-mères (W C Fields)

Quand j'étais petit, j'étais dyslexique. Mais maintenant tout est KO. (Simon Leigh)

Pour être sûr de bien manger en Angleterre, il n'y a qu'une solution: prendre trois breakfasts (W S Maugham)

J'ai découvert un super dictionnaire pour masochistes. Il y a tous les mots, mais ils ne sont pas dans l'ordre alphabétique

Demander à un écrivain ce qu'il pense des critiques, c'est comme si vous demandiez à un réverbère ce qu'il pense des chiens (John Osborne)

Un optimiste, c'est quelqu'un qui commence ses mots croisés au style à encre

Dieu merci, je suis athée (George Burns)

Un névrosé c'est quelqu'un qui construit un château dans les nuages, un psychotique c'est celui qui vit dedans. Le psychiatre, c'est celui qui touche le loyer (Jerome Lawrence)

Non je suis pas en train de pêcher, je suis juste en train d'apprendre à nager à des vers

On devrait quand même dire aux Allemands que le trait d'union existe (W Cole)

Je ne suis pas anglais. Au contraire (Samuel Beckett) 

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Ma part de dialogues québécois


Comme pas mal de gens de mon âge, ou plus ou moins ma génération (celle qui regardait les minkeums et qui mangeait des petits pots tchernobylisés) j'ai souvent entendu durant mon enfance et mon adolescence quelque chose qui grosso modo ressemblait à "C'est la faute à Dolto".
Parents profs vaguement lettrés et un père en analyse ad vitam eternam, Dolto était sur la bibliothèque, et ma mère étant plutôt vieille et inexpérimentée lorsque je vins au monde, il me semble que les trois premières années elle se fit greffer à la main la bibliographie de Laurence Pernoud et de Françoise Dolto. Ce fut donc au bout de quelques caprices et de crise d'adolescence qu'elle sembla regretter ce choix d'(in)éducation, et Françoise eut alors bon dos.
Plus tard quand j'appris que lire ne se résumait pas à regarder un Profil pour faire une fiche de lecture, je décidai de m'intéresser un peu à la bête, pour découvrir qui était ce grand méchant loup responsable de tant de dégâts sur ma petite personne...La bibliothèque parentale me tendait les bras, et je commençai sobrement par sa correspondance, qui me donnait une forte impression... Puis j'empruntai les cd de ses fameuses émissions radiophoniques avec Jacques Pradel, que j'écoutai à peu près d'une traite, tellement stupéfiée d'entendre ces mots clairs et limpides résoudre les problème de tant d'enfants et de parents, d'une façon si évident qu'elle paraissait en quelque sorte instinctive.
Depuis d'autres livres sont passés sous mes yeux, et seront certainement à relire maintes fois afin de me les approprier, et avec l'acquisition d'un lexique plus technique je ne m'en sortirai certainement que mieux, mais le fait est qu'il me semble maintenant qu'une éducation à la Dolto s'il en est ne pourrait pas être si râtée que ça. Et que ma génitrice a peut-être sauté des pages à certains moments...

Lors d'un petit passage à la bibliothèque avant de partir en vacances il y a quelques semaines entre autres bouquins j'ai emprunté ses "Dialogues québécois". Je suis allée vers ce livre en parfaite méconnaissance, ce qui m'a d'ailleurs rendu service en me permettant d'éviter toute idée reçue ou préconçue. C'est un livre fait d'échanges entre praticiens québécois et Françoise Dolto. Ils lui exposent des cas pratiques, confrontent leurs idées et démarches, et surtout Dolto les éclaire d'un point de vue souvent bien différent du leur. Ce livre m'a intéressée bien sûr parce qu'il rend bien des comportements plus limpides et introduit des concepts qui ne me sont pas familiers pour l'instant, mais aussi parce qu'il rend bien compte de la difficulté d'une prise en charge duelle. Les praticiens rendent compte de leur manque d'objectivité, des sentiments qu'ils ressentent face aux enfants et qui les troublent. C'est quelque chose qui "m'inquiète" concernant mon futur métier... puis l'exposition de cas pratiques est toujours fascinante. Je crois que ce livre est beaucoup plus facile d'accès qu'un essais, d'autant plus parce qu'il est regroupé en chapitres qui comportent eux-mêmes des sous-titres qui aident à savoir ce qu'on va lire. Puis le vocabulaire de Françoise dolto est toujours très clair, même si bien sûr certains concepts mériteraient un détour dans un dico de psychanalyse...Si ça vous intéresse: ici et

 

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