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Raison et Alan Rickman semblent être deux choses incompatibles

La dernière fois, enfin lundi soir, j'ai regardé "Raison et sentiments" d'Ang Lee. Raison et sentiments qui figurent -encore- à ma grande honte sur ma liste de livres à lire, la fameuse dont je vous parlais ici. Bon je ne pouvais qu'aimer, de la première à la dernière minute ce film a parlé à la romantique anglaise qui sommeille en moi. Oui oui j'ai une Miss Harriett en moi. Je dois aussi dire que j'ai aussi la fibre de la madeleine en moi, et qu'au bout de la 101ème déception amoureuse qui frappe ces jeunes filles mes yeux ont commencé à vraiment rougir, et ça ne s'est plus tout à fait arrêté jusqu'à la fin!! Cette scène entre Emma Thompson et Hugh Grant quand ils sont face à face avant qu'il n'aille se marier avec la petite gueuse de Miss Steele, non vraiment c'est trop horrible...

J'étais aussi contente de retrouver Kate Winslet en magnifique jeune fille, Hugh Laurie en homme cynique et très drôle (déjà!), mais surtout Alan Rickman. Alan RICKMAN quoi! J'adore cet homme, il a une voix plus que magnifique. J'apprends d'ailleurs en feuilletant se fiche Wiki qu'au départ ce pauvre enfant avait de graves problèmes d'élocution dus à une mâchoire inférieure trop petite... Bon j'apprends aussi qu'il est avec sa dame depuis plus de 40 ans, ah mes espoirs sont balayés! C'est aussi le faux méchant aux cheveux longs noirs et à moitié sales dans Harry Potter, et bientôt nous pourrons l'admirer dans Alice au pays des merveilles ce qui ma foi est plutôt une bonne nouvelle...

Jeune... on aime ou on aime pas, mais je crois que vous aurez compris mon point de vue là dessus!

Une photo qu'il doit peut-être regretter? Le coup de l'éphèbe torse nu avec un grec dans les bras... humhum!

et enfin genre acteur mûr bien dans ses baskets, la classe! Il manque le labrador jaune et le jean blanc pieds nus sur la plage! Enfin ne vous méprenez pas sur mon ton un poil cynique, je suis encore fan quelle que soit la photo!

Il était aussi dans ce super clip de Texas "In demand". Ca me rappelle que j'adorais ce groupe et que c'est bien dommage de plus trop en entendre parler. D'autant plus que la chanteuse est écossaise (quoi, ça n'est pas un argument?!)

 

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Comment vous en parler sans vendre la mèche...

Hier soir, enfin il y a quelques heures je suis allée à l'avant première de Shutter Island. THE Shutter Island de Martin Scorcese. Oui vous savez le film que perso rien qu'en voyant la bande annonce j'avais envie de me cacher les yeux. Mais I DID IT! Bravement et vaillamment et aussi parce que les avant-premières c'est tjs sympa et que j'avais une bonne réduc avec ma carte étudiante...

et?... bien sûr que j'ai aimé! Déjà j'étais en conditions, Scorcese-coachée car la nuit d'avant j'étais tombée sur Casino (autre film du Martin, avec Sharon Stone et De Niro, rien que ça. Et des manteaux en chinchillas.) lors d'une damned insomnie que en fait j'ai résolue à coup de tisane et de fromage blanc à la fleur d'oranger. Mieux qu'un remède chinois je vous dis!

Bref, avec Mr Pimpin on était paré, on avait prévu le matos en passant chez Monop qui est très très très bien placé à quelques pas du ciné. Armés de 7up light (j'ai redécouvert cette liqueur divine grâce à leur version light, ça me rappelle les goûters du collège aux relents de soda et autres cochoncetées...), de gâteaux apéros des années 80 pour Mr Pimpin (cette appétence pour les biscuits ringards est un de ses petits défauts dont il a du mal à se défaire... snif!) , on était prêts à jouer le jeu de: "je suis au ciné pour en prendre plein les mirettes Léo show me your gun!".

Et en effet c'est plutôt ça qui s'est passé, j'ai sursauté, me suis peut-être caché les yeux une ou deux fois..., et surtout je suis restée bouche bée les 20 dernières minutes genre "oh noooon pas ça!!"...Tout cela donne plutôt envie de dire Well done Martin, non? Et aussi de lire le livre dont est extrait ce film.

Je n'en dis pas plus car je risquerais de fauter et d'en dire trop! Par contre il y a quelques défauts "américains" on va dire, qu'on remarque quand on a l'habitude de voir autre chose que la série des Rocky. Des scènes où l'on voit un peu trop que derrière en fait ils jouent devant un fond vert et que je te rajoute des arbres par dessus genre "tiens tiens ça ira plus vite comme ça" et un peu trop de brushing pour Leo mais je serais sa coiffeuse je pécherais sûrement par excès de zèle moi aussi...!

Et vous, vous comptez y aller?! Vous me direz ce que vous en avez pensé...

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Back to reality

Après une petite plongée dans les cours nocturnes (j'entends ceux qui obligent à rester dans une fac déserte après 18h dans une ambiance pré glaciaire) et des révisions encore plus nocturnes (j'entends celles qui font qu'on entend passer les gens qui nettoient les rues du centre ville quand il est très très tard...), je peux en ce premier jour de vacances reprendre vie...

Enfin reprendre vie, c'est un bien grand mot. C'est peut-être un peu "tirer le taureau par les cornes" si c'est bien aça qu'on dit. En même temps j'ai envie de dire que s'il y a bien un endroit où je peux exagérer et mentir éhontément, c'est bien sur ce petit blog, non? Pour être honnête (quand même) je vous dirai que Reprendre vie aujourd'hui ça s'est traduit par ça:

Une petit lever à 10h, ce qui est assez tôt sachant que j'étais rentrée à 4h d'une soirée "youpiii c'est les vacances tiens si on buvait de la liqueur de litchis en mettant des vrais litchis dedans ?"  ( ce qui entre nous n'est d'ailleurs pas mauvais du tout)... l'œil hagard, je suis sortie du lit un peu genre "mmh mais qu'est-ce que je fais là? est-ce que j'ai cours? aaarg j'ai loupé le tram..." (dur dur de se mettre en tête que pendant 15 jours je suis exemptée de ce genre de tracas!) je me suis véhiculée vers le fauteuil le plus proche (ce qui a pu se faire en un nombre de pas assez réduits étant donné la petitesse de ma cabane).

Dans une sorte de mouvement inconscient j'ai allumé le disque dur de ma tv box (enfin la boîte livrée avec free sur laquelle je branche ma clé usb, si cette chose a un nom) et lancé l'épisode 16 de la saison 2 de Twin Peaks. Ça fait un bon mois que je suis sur cette série crée par David Lynch himself et j'avoue que depuis que je guette les aventures de Dale Cooper, ses collègues les Desperate Housewives et compagnie que j'avais l'habitude de guetter sur les sites de Streaming (bouh je sais!) me paraissent bien fades... 

Trois épisodes (de 45 minutes je précise humhum), et un bol de glace au chocolat noir comme déjeuner plus tard (on est gastronome où on ne l'est pas n'est-ce pas...) je décidais que les efforts (sic) de la matinée avaient été assez forts pour mériter un petit repos... c('est ainsi que tout naturellement je filais pour une sieste moelleuse dont j'émergeai quelques heures plus tard. 

Une petite séance de découpages de magazines plus tard (j'adore garder des piles de Elle et de profiter d'une journée en pyjama pour en découper 20 d'un coup, et classer les images à afficher, les recettes, et les sites à visiter dans des petits tas devant moi...) me voilà à vous raconter ma journée larvesque et néanmoins douce, douce, douce...

Ça n'est pas tout, mais j'ai encore quelques épisodes à regarder moi, avant de sombrer dans une terrible dépression due au fait qu'il n'y a que deux saisons et pas une de plus de ce chez d'œuvre. Il va falloir penser à un sevrage en bonne et due forme! Heureusement il y a un film éponyme pour clore la série, ça fera toujours 1h30 de plus!

 

 
Au fait je ne me sens pas de vous laisser comme ça, sans que vous poussiez profiter de ce pur moment de niaiserie entre adolescents à guitare, made in Twin Peaks... (enfin c'est fait exprès hein, ça n'est pas Plus belle la vie cette série quand même!)
 

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Un certain Mic Mac

Vendredi dernier (vous remarquerez que cet article a demandé un certain délai de réflexion...) nous sommes allés voir l'avant première de "Mic Mac à tire larigot", le dernier film de Jean-Pierre Jeunet.
L'histoire ? Bon vite fait alors, on n'est pas sur Allociné ici.  Dany Boon veut se venger d'un truc grave, et y'a des gens bizarres qui vont l'aider. Voilà tout est dit.
Est-ce que j'ai aimé (c'est quand même le plus important, on est sur mon blog ici non mais...) et bien je dois dire que oui... Bon est-ce que je peux l'avouer? Sortez les pierres, préparez vos armes... j'avoue que c'est le TOUT PREMIER film de JJ Jeunet que je voyais. Quoi, même pas Amélie Poulain? Eh bien non, ni ça, ni Un long dimanche de fiançailles, ni Alien 4 ni rien d'autre... J'avais peut-être envie de passer entre les mailles du filet de la "JJJ's addict" (comprenez la secte des gens avec la musique d'amélie Poulain sur leur portable). Bref j'étais donc là en terrain vierge si l'on puit élégamment dire, et je crois que j'ai encore mieux profité du film et de ses bizarreries. Parce que Mr Pimpin, qui lui avait déjà tout vu, il est sorti en disant "mouais, Delicatessen c'est plus mordant par exemple, là c'est gentil-gentil" (oui Mr Pimpin est critique de cinéma à ses heures perdues, c'est pour ça que c'est si profond ce qu'il dit).

Et effectivement, le lendemain on filait au vidéoclub (il faut que je vous parle de ce videoclub à deux secondes de chez nous avec de la moquette rouge au sol et des vieux films, et le chien qui est toujours dans la boutique) et on louait Delicatessen: la grosse claque que voilà. Et à côté Dany boon m'a eu l'air d'être un 7 nains croisé avec Harry Potter.

Ce qui était bien, c'est que Mr Jeunet himself était là à la fin du film pour le présenter et répondre aux questions de ses fans (c'est le mot). Omar (d'omar et fred,hein) devait être là aussi, mais il était malade (et moi j'étais trop triste car je l'aime un peu beaucoup et que dans le film il joue quelqu'un qui parle toujours avec de vieilles expressions et que moi parfois je sors des choses comme "Ma zette" et que tout le monde me regarde alors en voyant le film je me suis dit que c'était mon dieu). Et donc tout le monde a pu poser ses questions, et connaître un tout petit peu la petite histoire du film... ce qu'ils ont fait des personnages en métal du film, comment ils ont trouvé les expressions d'omar etc... il y a aussi eu les questions des JJJ'a addict: oui euh, j'ai vu Amélie Poulain 8 fois au cinéma, je voudrais savoir s'il y aura une suite?. Et les questions des désespérés: moi je suis en deuxième année de cinéma à la fac, je voulais savoir si vous n'aviez pas un stage pour moi? Celles des intellos: hum, j'ai cru remarqué dans la 14 ème scène une référence au court métrage "blblbla" de Murnau tourné en 1912 à Shlibidi, est-ce que c'est pour témoigner de la chute du cinéma français ? Celles des fans émerveillés: Mais où trouvez vous tout ça?! Des gens normaux qui vont au cinéma quoi...

et vous, est-ce que vous comptez y aller le 28 octobre?

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Toujours en retard, en retard, suis en retard...

Pourquoi?

Juste parce que la fête du cinéma on se l'est faite hier, alors qu'elle est finie depuis vendredi... MAIS pour votre gouverne nous ne sommes pas complètement bêtes car le petit cinéma qui passe des films bien en vo et qu'est pas cher ici à Besançon prolongeait l'offre et mettait tous ses films à 4 euros. Et toc.

On en a donc profité pour voir tout de go trois films qui nous ont transportés aux quatre coins de la terre et des émotions, les voici:

Tout d'abord Amerrika.

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Qu'on est allé voir car en général j'aime les films Amos Gitaï et la bande-annonce du film m'y faisait penser.
L'histoire est certes classique, mais pas moins révoltante, une mère et son fils "sans nationalité" (venant des territoires occupés palestiniens) cherchent un ailleurs où vivre mieux, et partent aux Etats-Unis. S'ensuivent naturellement déracinement, désillusions et tout le panel de malheurs qui peuvent arriver dans ces conditions.
C'est très touchant, et plutôt révoltant pour ce qui est de la "Promised Land" où tout est possible j'ai nommé les usa... Il est très agréable à regarder, surtout en vo où l'on passe sans cesse d'une langue à l'autre, un peu la métaphore de ces personnes qui sont "une minorité ici, une minorité là bas".

Ensuite grand changement de genre, avec un film japonais comme je les adore..."Departures"

 

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Ce film est encore une fois le moyen de découvrir le raffinement et les charmes de la culture japonaise...

L'histoire: un violoncelliste retourne dans sa ville natale et postule pour un travail "d'aide au départ" sans savoir que le voyage se fait vers l'au delà pour les personnes qu'il aura à traiter... Cela engendre bien sûr tout un tas de situations cocasses, et aussi très belles et apaisantes, comme les longues scènes de mise en bière qui sont très délicates et chorégraphiées et qui nous donnent à voir l'évolution de la culture japonaise, et la pérennité de ses rituels. C'est aussi une réflexion sur la marginalité. C'est beau , intéressant et drôle, je ne peux que vous le conseiller. Attention si vous êtes comme moi fana de gastronomie japonaise, vous aurez très faim en sortant...

Et pour finir...

 

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Oui oui j'ai fait ça... et ma "critique" va être décousue, certainement sa queue ni tête, et pleine de contradictions.Car ce film peut il être perçu autrement que beau et choquant à la fois? Puissant mais grotesque? Obscène mais délicat?

Ce sont les contradictions qui au cours de la séance m'ont fait passer d'une émotion à l'autre, en me laissant complètement habitée par le film, qui réveille en soi des émotions que l'on préfère certainement laisser dans son inconscient, puis parfois être terriblement choquée et dégoutée, et ayant besoin de se raccrocher aux détails qui font que le film et à la limite du mauvais film d'horreur (le renard qui parle humhum...)...

Dommage que je n'ai pas toutes les clés pour le faire mais je suis certaine que l'on peut faire une lecture très psychanalytique du film, qui lui donnerait une tout autre profondeur et perspective... pulsions de mort et de vie, refoulé, désir de castration... bref que du joyeux.

Tout le monde pourra cependant être happé par l'esthétique du film, qui est vraiment magnifique. Des plans superbes, et des images qui marquent vraiment...

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A little quote...

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"Le théâtre c'est comme les chiottes ou le cimetière...Quand faut y'aller faut y'aller!"

Ah que serions nous sans Arte et la diffusion de ces chefs-d'oeuvre tel "Le dernier métro" hier soir...redécouvrir Depardieu avec encore quelque chose de fragile en lui...cette reconstitution loin d'un Amélie Poulain enjolivé...cette critique de la lacheté,et ce regard sur l'amour...

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Les bons côtés de la maladie de l'hiver qui ne veut pas partir

Bien sûr c'est le printemps,mais pas partout.D'ailleurs ça ne l'est surtout pas dans ma gorge depuis lundi,je veux dire pas là que j'ai une sacrée angine,avec fièvre,frisson,mouchu et surtout une boîte d'épingles à nourrice dans la trachée.

Bref sessions antibiotiques,dolipranes,pyjama et dodotage de rigueur depuis donc trois jours.

Mais surtout,être malade,et être maintenant capable de reste plus de trois quart d'heure les yeux ouverts (contrairement à il y a deux jours!) me permet surtout de regarder des films au lit,chose que je ne peux en général pas faire et tant que passeuse de concours qui n'a pas le temps...donc je savoure.

Les quelques films marquants que j'ai pu voir depuis lundi sont -entre autres-:

 

" Two days in Paris" de et avec Julie Delpy,je n'aimais pas trop cette actrice que je trouvais un peu trop hype-fashion-strange-baah à la Chloé Sevigny mais en fait elle est très rigolote et réaliste dans ce film.C'est l'histoire d'une parisienne fille à mecs et donc à problèmes qui fait escale à Paris avec son boyfriend tout ce qu'il y a de plus américain et donc d'hypocondriaque.Elle le présente à ses parents,qui lui font manger tout ce qu'il y de plus horrible comme petite bête,c'est à dire un lapin,à sa soeur "qui est très occupée à fabriquer des psycopathes en puissance" (= elle est psy pour enfants et ados),elle lui présente -plutôt à ses dépens- tous ses ex,et il y en a plutôt beaucoup chez cette trentenaire qui a un peu de mal à se poser...Bon je crois que le film a plutôt été fait pour les américains quand même car on y va à fond dans les clichés (les français ne parlent que de sexe,mangent dans les bistrots avec un petit verre de vin blanc le midi,sont réacs,les chauffeurs de taxi sont tous bons à interner..etc) mais quand on ne se sent pas trop concerné par la cause de l'idendité nationale ce film est très amusant.A voir en vo pour apprécier les français et leur fameuse et pointée du doigt maîtrise très personnelle de l'anglais!

 

J'ai pu apprécier dans un tout autre genre un film américain de 1957,adapté d'un roman de Hemingway (tout de même) racontant l'histoire d'un homme américain devenu impuissant à la guerre 14-18,installé à Paris,qui sacrifie en quelque sorte son amour pour Ava Gadner en raison de cette "infirmité".Elle cherche en passant d'homme en homme à l'oublier,mais c'est impossible...C'est un beau film qui se passe en deux temps,l'un dans un Paris bien idéalisé -avec Juliette Gréco en femme d'une nuit s'il vous plaît- et l'autre en Espagne lors d'une féria,où se déroulera la majeure partie de l'action.J'ai trouvé que le sujet était assez audacieux,pour l'époque,et traité avec beaucoup d'élégance et de pudeur,je recommande!Puis cette Ava.......ah

Le film le plus sidérant et magnifique que j'ai vu est "La jetée",un film de Chris Marker datant de 1962.C'est un film qui ne comporte qu'un seul plan en mouvement,le reste se composant tel un roman photo.Chose extraordinaire:au bout de deux minutes on ne se rend même plus compte que se sont "seulement" des photos qui défilent sous nos yeux,tant l'histoire,le narrateur,les bruits lancinants nous happent.C'est une histoire de science-fiction qui raconte un monde détruit après une troisième guerre mondiale.Dans un monde souterrain restent quelques survivants,lesquels font des expérience sur d'autres.Au travers d'une de ses expériences,nous replongeons avec la victime dans ses souvenirs,de façon obsessionnelle et aléatoire -en apparence-...Ce film est réellement un vrai chef d'oeuvre.Il est vraiment époustouflant.D'ailleurs c'est une vraie référence,nombre de cinéastes y font allusion ou y rendent hommage dans leurs films ( Terry Giliam,A.Hitchcock,Mamoru Oshii,Wim Wenders,David Bowie...).Je ne sais pas si j'ai vraiment réussi à faire passer mes sentiments à propos de cette oeuvre car quelques jours après l'avoir vue elle me trouble encore,mais je vous conseille d'aller la voir,elle est dispo sur google vidéo.Le film ne dure que 27 minutes,mais est d'ailleurs tellement dense que l'on en ressort éprouvé comme après un film de 3 heures.

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Déjà un mec qui s'appelle Lattlay Footfoy

dominicnoonan2.jpgOui déjà c'est louche un homme avec un nom pareiln vous allez me dire,eh bien oui vous êtes dans le mille.

Ce nom est celui d'un des parrains de Manchester,alias Dominic Noonan,qui s'est rebaptisé lui-même Lattlay Footfoy,en référence à la devise familliale: Look after those who look after you,fuck off those that fuck off you. (Anyone needs a translation?!).

J'ai donc découvert ce bonhomme hier soir en regardant un documentaire qui lui est consacré ,"A very british gangster".J'ai trouvé ça vraiment passionnant,et terrifiant aussi.Ce portrait est vraiment complet,et on découvre un sacré cinglé,capable de torturer des gens (pour un demi-million de livre,mais quand même),un père de famille qui a vu son dernier fils seulement 2 ans sur les 11 ans qu'il a (22 ans en tout en prison obligent),un homosexuel assumé;mais la facette la plus "amusante" ou la plus surprenante en tout cas,c'est celle de travailleur social.En effet au moindre pépin,les habitants de ce quartier - plus que défavorisé dira-t'on- de Manchester appellent ce truand à la rescousse.On le voit ainsi intervenir auprès d'un mec qui s'est fait attaqué au marteau,auprès d'un autre qui a déconné et essayé de braquer une poste,avec pour arme son doigt enroulé autour d'une serviette...Mais aussi auprès d'une bande de jeunes pour nuisance sonore.

Comble de l'irone,Dominic supplée vraiment aux besoins de la police car il a crée une société de sécurité,et fait patrouiller ses hommes dans le quartier,avec des uniformes vraiment semblables à ceux de la police!

Le documentaire ne manque pas de péripeties,car la vie d'un gangster c'est riche.Pendant donc les 3 ans qu'a durés le tournage et les 1h30 que durent le film nous avons le droit à deux procès de Dominic,il en gagnera un (en sortant du procès son téléphone sonne et il dit "ah ça ça doit être les jurés qui demandent leur paiement" donc vous avez compris comment ça marche les procès pour lui) et en perdra un autre,condamné à 16 ans de prison il en fera 3 et demi.

Enfin voilà j'aurai encore mille trucs à raconter sur ce documentaire,mais j'ai peur qu'à force cela ne soit point passionnant pour vous.En tout cas c'est vraiment un truc hallucinant,et c'est le portrait d'un homme comme on n'imagine pas que ça existe,comme on n'espère pas que ça existe surtout!

En plus le documentaire est très bien filmé,et agrémenté d'une bo super,ce qui ne gache rien...

A voir donc!

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